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Nouvelle-Zélande

Auckland : Premiers pas en Nouvelle-Zélande

C’est après plus de 29 heures de voyage depuis Lyon, en passant par Londres et Kuala Lumpur, que je pose enfin le pied à Auckland ! Point de départ de mon Tour du Monde, c’est donc à travers sa plus grande ville que je vais découvrir ce nouveau pays : La Nouvelle-Zélande.  Et comme vous allez pouvoir le constater, j’ai directement été mis dans le bain. Ces 3 jours n’ont en effet pas été de tout repos…

Il est aux alentours de 23h30, lorsque j’atterris enfin à l’aéroport international d’Auckland. Après avoir passé les traditionnels contrôles de sécurité, me voilà devant l’officier chargé de l’immigration. Je lui remets la « New Zealand Passenger Arrival Card »,  le formulaire d’arrivée sur le territoire préalablement rempli dans l’avion. Je n’ai pas répondu aux questions « Full contact or residential address in New-Zealand » et « How long do you intend to stay in New Zealand ?« , puisque je n’ai pas d’adresse ni de point de chute fixe en arrivant, ayant prévu de régulièrement changer de ville, et que je ne sais pas non plus combien de temps je vais rester ici, ayant prévu d’acheter mon prochain billet en « last minute ».

Mais l’officier est assez strict, et j’ai le droit à un interrogatoire d’une dizaine de minutes afin de m’expliquer sur mes projets. Après avoir compris que je n’étais pas là pour commettre quelconque acte terroriste, il finit enfin par tamponner mon passeport. Je m’imagine alors ce qu’il se serait passé dans ma tête si, après avoir quitté ma famille, mes amis, mes collègues, et après avoir enduré 29 heures interminables de vol, je m’étais vu refuser l’entrée en Nouvelle-Zélande !

new zealand passenger arrival card
La carte d’arrivée, à remplir lors de chaque voyage en Nouvelle-Zélande
Les ennuis commencent…

Je me rends ensuite au « Baggage Claim », alias « Le tapis roulant pour valises » afin de récupérer mon sac à dos. 15 minutes passent, puis 30, puis 45… puis plus de bagages sur le tapis ! Alors que je n’ai toujours pas le mien ! Je me rends alors au comptoir des réclamations. 45 minutes d’attente plus tard, voici venu mon tour. Le verdict tombe.

« Your luggage is lost, sir. We have to look for it. It must be in Kuala Lumpur airport, but the next flight from there is in 2 days. »

Pour ceux qui les cours d’Anglais ne sont plus qu’un lointain souvenir, le gars m’annonce que mon bagage est « perdu », sûrement resté à Kuala Lumpur et que je ne le récupèrerai que dans 2 jours, quand le prochain vol en provenance de Malaisie atterrira à Auckland. OK, donc pendant 48 heures, je n’ai aucun vêtement de rechange et aucun article de toilette. Seulement ma carte bancaire (heureusement !) et mon appareil photo. Néanmoins, j’ai tellement attendu ce voyage qu’il en faut plus pour me décourager.

A la recherche d’un hôtel à Auckland

Il est environ 02h30 du matin quand je quitte l’aéroport. Exténué, je me mets à marcher pendant près de 2 kms afin d’atteindre l’hôtel le plus proche. Complet. Le second, juste en face ? Complet. C’est ainsi qu’après avoir démarché la vingtaine d’hôtels sur 6 kilomètres que je me résous à ne pas dormir cette nuit, et à tenter ma chance dès le matin dans le centre-ville. Je rejoins donc l’arrêt de bus le plus proche. Le premier bus de la journée passe à 05h08, c’est-à-dire dans une petite demie-heure. Je profite donc du petit banc pour enfin souffler. Je me rends alors compte que je suis à présent à 19000 kilomètres de chez moi.

Le bus arrive. A l’intérieur, un vieillard au visage couvert de tatouages maoris joue de la guitare. J’esquisse un sourire : c’est exactement pour vivre ce genre de moment que j’ai décidé de voyager ! Une correspondance avec le train plus tard, me voici enfin dans le centre-ville d’Auckland. C’est beau… et immense ! Je me promène alors au hasard, afin de découvrir la ville en attendant que les réceptions de la plupart des hôtels ouvrent leurs portes.

Le paradis… puis l’enfer !

C’est après deux autres hôtels complets que je trouve enfin une chambre dans une auberge de jeunesse à deux pas de la SkyTower. J’explique brièvement mes mésaventures à la réceptionniste, qui me propose spontanément de me donner la clé de ma chambre dès maintenant, au lieu d’attendre l’heure habituelle du check-in à 14h. Vous ne pouvez pas imaginer mon soulagement à cet instant précis. Je monte alors les quelques marches qui me mènent à ma chambre. J’insère la clé dans la serrure, je tourne la poignée… et c’est le drame !

Je n’ai jamais vu une chambre d’hôtel comme celle-ci. Pas de fenêtre, une ampoule pendue à un simple fil, sans abat-jour avec un lit et une petite table basse sur une moquette pleine de tâches et de trous. La peinture est défraîchie et craquelle, et le tuyau principal d’aération de la clim de l’hôtel traverse la pièce. En comparaison, la chambre sous l’escalier d’Harry Potter ressemble à celle d’un palace 5 étoiles ! Mais exténué et malgré la chaleur étouffante, je me couche afin de reprendre des forces, préférant ne pas penser aux 40€ que je viens d’amputer au budget pour cette chambre miteuse. Pour votre information, l’hôtel en question est le Surf’n’Snow Backpacker, sur Albert Street. Le genre d’usine à backpackers qui ne pense qu’au profit au détriment du confort et du respect de ses clients. Inutile de vous dire que je vous le déconseille fortement.

collage auckland pics skytower sky tower street skyline line bus lane view
Quelques photos prises à Auckland
S’occuper comme on peut

Je me réveille enfin reposé, en fin d’après-midi. J’en profite pour aller acheter une tenue de rechange, ainsi que quelques produits de toilette en attendant mon sac, toujours coincé en Malaisie. Je profite de la soirée pour me balader dans les rues et les nombreux parcs d’Auckland, avant de retourner dormir dans mon cagibi.

Bercé toute la nuit par la douce mélodie du lit qui grince et de l’aération qui souffle, c’est après avoir dormi moins de deux heures que je quitte l’hôtel afin de faire le grand saut : le SkyJump. Il s’agit de sauter du haut de la plus haute tour de la ville (mais également de l’hémisphère sud). Je vous raconte et vous montre tout sur ce saut et sur l’incroyable rencontre que j’ai pu y faire dans cet article.

saut skyjump skytower auckland sky jump tower

Enfin un peu de repos

L’après-midi arrive et j’en profite pour refaire un tour de la ville. Je prends plaisir à photographier les quelques endroits que j’avais repéré la veille. Fatigué par le jetlag et l’horrible nuit que j’ai passé dans mon cachot, je décide de faire une entorse à mon budget et réserve une suite dans une maison d’hôtes dans les quartiers chics de la ville… Et j’ai bien fait !

Stunning, Relax, Private with Good Location auckland
L’hôtel Stunning, Relax, Private with Good Location », à Auckland

Le propriétaire des lieux (La « Stunning, Relax, Private with Good Location ») est d’une gentillesse incroyable. Il est fan de foot et regarde un match de Ligue des Champions quand j’arrive ! La maison est très moderne, et la chambre a une vue sur la mer. Que demander de plus ?! Ah si ! Mon sac m’est enfin livré jusqu’à la porte !!! La soirée s’annonce donc parfaite… et elle l’a été. J’ai très bien dormi et enfin pu récupérer de toutes ces péripéties. Il est temps de partir à la découverte d’une autre ville, berceau de la culture maori : Rotorua.

3 Comments

  1. Salut Julien.
    J’ai adoré te lire et j’ai hâte de connaître la suite.
    Même avec des coups durs dès le début de ton voyage (ce qui pimente encore plus ton voyage et tes histoires d’ailleurs), tu en profites à fond.
    Bises

  2. C est top ce que tu fais mon amis . un plaisir de lire ton aventure .
    Profites en surtout et met toi plein de souvenir dans ta tête . bise ma poule

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